Language simplifié : 16 jours contre la violence de genre
La violence de genre fait partie du quotidien en Suisse.
Au moins une femme sur deux a déjà subi une forme de violence sexualisée.
Toutes les deux semaines, une femme est tuée parce qu’elle est une femme.
Ce sont des féminicides.
Les féminicides représentent la partie visible de l’iceberg. En dessous se trouvent : les viols, les coups, le harcèlement sexuel, le harcèlement obsessionnel (ou stalking), la violence psychologique et le sexisme.
Le terreau de toutes ces violences, c’est l’inégalité persistante entre les genres.
Certaines personnes sont encore plus exposées à ces violences, car elles subissent plusieurs discriminations en même temps.
C’est le cas, par exemple, des femmes en situation de handicap, des femmes réfugiées, des femmes trans, des femmes noires, ou des personnes LGBTIQA+.
Elles sont plus vulnérables et vivent plus fréquemment des violences liées au genre.
Elles rencontrent aussi plus d’obstacles pour accéder au soutien.
Par exemple, pour les femmes qui utilisent la langue des signes, il est souvent plus difficile de recevoir de l’aide. Ça doit changer !
Avec la campagne « 16 jours contre la violence de genre », nous sensibilisons à cette réalité en Suisse.
C’est en brisant le silence et en agissant ensemble que nous pouvons la faire prévenir.
Les « 16 jours contre la violence de genre » sont une campagne nationale de prévention de la violence. Elle a lieu chaque année du 25 novembre au 10 décembre.
Depuis 2008, elle est portée en Suisse alémanique par Frieda - L’ONG féministe pour la paix. Et depuis 2023, elle est coordonnée dans toute la Suisse.
Chaque année, plus de 300 organisations participent avec des événements et des actions diverses. Toutes les informations sont disponibles sur : www.16jours.ch
Si tu es concerné-e par des violences, tu peux contacter un centre d’aide aux victimes.
Ces services sont gratuits et confidentiels.
Si tu as besoin de protection, tu peux t’adresser à une maison d’accueil pour femmes.
Les services d’aide aux victimes et les foyers sont également joignables par mail.
En cas de danger immédiat, appelle la police.
Tout le monde a le droit de vivre sans violence.
Tu as le droit d’être aidé-e si tu subis des violences.Tu n’es pas coupable. Tu n’es pas seul-e.
Ensemble, nous sommes fort-es.